Prérequis

En quête de sérénité

Mon accompagnement psychopompe vise à supporter ceux qui, touchant à la fin du voyage, cherchent activement à donner un sens à leur vie, mais également à assister ceux qui, ayant perdu leurs proches, se retrouvent en difficulté face à l’assourdissant silence que ceux-ci laissent derrière eux. Enfin, mon accompagnement s’adresse à tous ceux qui, hantés par l’imminence toute relative du dernier voyage, en ont oublié comment vivre, ou ont fait de cette vie une fuite.

Il est cependant important de prendre en compte les prérequis de mon approche psychopompe. Le modèle que je défends a été développé pour la civilisation occidentale en ligne de mire, et propose d’accompagner dans leur préparation spirituelle au dernier voyage, en français comme en anglais, toute âme élevée dans et par une civilisation aux racines européennes.

Ce point est de la plus haute importance pour que mon accompagnement soit d’un quelconque bénéfice : les métaphores et symboles sur lesquels s’appuieront nos échanges doivent nécessairement être familiers aux deux parties pour qu’aucune incompréhension n’ait lieu.

En quoi partager la même culture est-il si important ?

Bien que symboles et métaphores soient inhérents à l’humanité dans son ensemble, la façon dont ils se manifestent change drastiquement d’une culture à l’autre. Si certains d’entre eux sont presque universels (comme le cercle représentant, entre autres choses, le soi), la plupart restent grandement dépendants de la culture par laquelle chacun de nous a été façonné. Si les expériences peuvent être similaires et les phénomènes leur donnant naissance identiques, la manifestation des symboles, leurs complexité, intrication et recouvrement (pour ne citer que cela) sont difficilement imaginables. D’où la nécessité de s’assurer que nous parlions, dans les grandes lignes, le même langage : quotidiennement, chacun d’entre nous charge ces symboles de savoir émotionnel culturel, de valeurs apprises, d’expériences personnelles tutoyant parfois le traumatisme… ce qui rend si difficile de communiquer en étant certain que toutes les personnes autour de la table « comprennent » tel quel ce que nous tentons de leur transmettre. À vrai dire, la tâche est presque impossible.

Les prérequis de mon approche

Et ce à plus forte raison lorsqu’il s’agit d’aborder la mort, qui, en elle-même, reste un sujet hautement abstrait, dont les racines touchent à un symbolisme profond. Il est crucial d’exclure d’entrée de jeu autant d’interférences que possible. Les différences culturelles de fond, délicates à traiter, en font indubitablement partie : elles pourraient nous disperser et prévenir une expérience aussi productive que plaisante pour celui en quête de réponses, fussent-elles les siennes.