Guillaume Ribe

À propos de moi

L’appel

Je me nomme Guillaume Ribe. Aujourd’hui auteur, poète et accompagnant psychopompe, j’ai commencé ma carrière en tant que director (réalisateur), creative writer (créateur de contenu narratif), et scénariste dans des environnements aussi différents l’un de l’autre que celui de l’entreprise (jeux vidéo) et celui de la vie associative (théâtre, mise en scène). Avec le temps, mon expertise s’est étendue au conseil de comédiens, chanteurs, peintres, et plus généralement créateurs de tous horizons. Marchant à leurs côtés, j’ai contribué au développement de leur propre « vision du monde » en reconnectant leur créativité aux archétypes peuplant leur expérience, et leur intuition au puits sans fond de l’inconscient collectif. À l’époque, ma fonction était encore d’amorcer avec eux un voyage parmi tant d’autres, unique, mais dont ils reviendraient chargés de trésors ; non de les accompagner au bord de l’abysse afin qu’ils y abandonnent un soi complexe, riche et cher, dont on reste encore trop communément sceptique quant à ce qui demeurera de lui après sa disparition.

Guillaume Ribe

Les degrès

Les années passant, je commençai à m’intéresser à l’abysse lui-même, à cette sombre, menaçante frontière plus d’une fois devinée au loin. Je me reconvertis dans la littérature (romans et poèmes) afin de partager avec le plus grand nombre les pensées et réflexions glanées en chemin. À travers mes travaux de fiction, de parolier, de librettiste… de narration en général, je me suis dès lors efforcé – et continue à ce jour – d’esquisser les contours d’une nouvelle approche de la mort, conjuguant maints systèmes (contemporains ou non), cosmogonies philosophiques, écoles psychologiques et croyances établies. En voici une liste non exhaustive : la métaphore du voyage du héros, la gnose, l’alchimie, l’essentialisme psychologique, la psychologie analytique de C. G. Jung, la logothérapie de Frankl, l’idéalisme transcendantal et platonique, la métaphysique, le solipsisme, le conceptualisme, le constructivisme, l’existentialisme, la philosophie du processus, les huit stades de la théorie d’Erickson, l’écologie de l’esprit de Bateson, la désintégration positive de Kazimierz Dąbrowski, la Self-Transcendance de Maslow…

Une prédisposition

Au fil du temps, j’ai peu à peu réalisé que, dans un contexte social donné, ma passion pour ces sujets était principalement reconnue par des personnes aux parcours de vie atypiques : ayant connu le deuil, l’abandon, ayant eux-mêmes échappé à la mort, ou y étant éminemment promis… Je parlais à leur expérience en des termes qui les touchaient, m’appuyant sur des images, des métaphores leur étant étrangement familières bien qu’elles leur aient jusque-là manqué.

Une direction

D’abord surpris, puis préoccupé par le fait que ces sujets ne soient de toute évidence plus traités autant que – ou comme – nécessaire par les instances s’étant historiquement chargées de donner un sens à nos dernières heures, j’ai décidé de transformer ce centre d’intérêt en activité professionnelle. Pour que le quêteur contemporain puisse à nouveau s’approprier sa fin, ne reste plus seul avec cette étrangère, et que nul ne la lui nie.

Restaurer le sens, donner à l’autre l’opportunité de le faire sien ou de s’y opposer suffisamment pour qu’il en devienne constitutif. Apaiser les craintes et les peines… je propose aujourd’hui de réaborder la finalité, l’absolu, et offre aux voyageurs en exprimant le besoin, de calmer leurs eaux. Juste assez pour qu’ils jouissent de la traversée. Juste assez pour qu’en temps voulu, ils laissent sereinement leur héros s’en aller.

De l’intérêt à la responsabilité

Parallèlement à cette démarche toute personnelle, j’ai toujours été sensible aux grandes questions agitant notre actualité et défiant notre avenir. Énergie, écologie, technologie, économie… Mon intuition me laissant supposer que ces défis ne pourraient trouver de réponses isolées sans qu’elles s’excluent les unes les autres, j’ai décidé de penser non seulement ces transitions et ce qu’elles requerraient de nous, mais également ce que trahissait le fait que nous nous soyons mis en situation de devoir les mettre en œuvre. Trouvant dans ces réflexions une passerelle évidente avec celles de l’intérêt m’habitant depuis toujours, et isolant la peur de mourir comme facteur déterminant sur ces questions, j’ai rapidement commencé à intervenir auprès des populations préoccupées par ces thèmes en leur proposant conférences et séminaires portant sur les racines de nos maux et – cœur de mon expertise – les pistes à emprunter afin de se libérer des schémas nous rendant moralement et émotionnellement dépendants de nos systèmes.